Un zonbi, dans la culture haïtienne, est un être privé de son âme, condamné à errer entre deux mondes. Au cœur du groupe, le saxophone crache des incantations dissonantes en dialogue avec les rythmes puissant et frénétique du duo basse/ batterie. Les textes de Dimitri Milbrun, chantés en créole, invoquent les ancêtres, dénoncent l’oubli et convoquent l’Histoire à travers des images brûlantes. Zonbi hurle son insoumission, ne cherchant pas à plaire mais à secouer, à réveiller, à hanter. Chaque concert est une transe sonore, comme un hommage à la cérémonie du Bois des Caïmans, qui scellera à tout jamais, le destin d’Haïti.