Viktor c’était d’abord “Kouka” : surnom donné par son père alors qu’il venait d’apprendre à marcher dans les rues tortueuses du 18ème arrondissement. A l’adolescence, bien que piètre taggeur, le rébus “Coup?K” le suivra pendant l’âge d’or du hip-hop qui lui vaudra le prestigieux titre de Zulu King délivré par le précurseur Grandmaster Dee Nasty pour ses textes, ses improvisations et son activisme au sein du groupe Kalash. Après avoir parcouru la France entière à ouvrir pour ses maîtres (Gang Starr, The Roots...), s’en suivra une signature chez Because. L'orientation trop rap/chanson à son goût lui donnera l’envie d’arrêter afin d’aboutir de façon radicale et définitive la musique qu’il a en tête. Un Punk-Rap électronique. Un chaos au bout du tunnel.
« Si les nuits sont longues, c’est que la vie est courte » : c’est une nuit en 2017, entre deux discussions autour de Bukowski et Despentes, Run The Jewels et Alan Vega, que Viktor fera la rencontre des premiers Haters. Ensemble, ils réinventent la formule power-trio à la sauce électronique. Dj’ing, actions culturelles, beatbox, looper, tous les ingrédients hip-hop passés à la moulinette pour un électrochoc punk-rap. Comme dit le dicton : “Haters Gonna Hate” et ensemble ild prennent un malin plaisir à pousser les samples de guitares distordues dans les gigs hip-hop, défendre la prose cérébrale dans les bars punk et booster démesurément fiche technique les basses fréquences sur les scènes chanson : la collision “Viktor & The Haters” est née.